Dans une vidéo de 5 minutes 13, Gakkin dévoile son univers sombre et hypnotique. Signé Chromon Films, ce teaser officiel capte avec justesse l’identité visuelle singulière de l’artiste : jeux de surimpressions, images distordues, et mouvements langoureux d’Aimi.
Porté par une bande-son expérimentale, le film nous plonge dans l’intimité de son travail, où l’on découvre Gakkin concentré sur de vastes compositions. Les corps, entièrement recouverts de ses tracés puissants, deviennent les toiles vivantes de son art radical.
Texte rédigé par Alexandra Bay

Vidéo officielle du tatoueur
Dès les premières secondes, le logo de Gakkin s’impose à l’écran, cerclé d’un rouge sang, clignotant tel un néon fatigué. Dans une atmosphère sombre et codifiée, le modèle Aimi, visage dissimulé sous un bandage médical, repose derrière des barreaux. Cette mise en scène, résolument fétichiste, puise dans l’imaginaire érotico-urbain japonais. À travers le corps gracile d’Aimi, exposé comme une œuvre vivante, se dessine l’essence du travail de Gakkin, où le noir domine avec intensité.
Cette « vidéo officielle » rend hommage à l’univers de Gakkin, désormais hissé au rang d’artiste japonais contemporain et graphique.
Muse fidèle, Aimi se déhanche lentement, enchaîne les poses suggestives. Une sensualité brute, aussitôt brouillée par des superpositions d’images altérées : tâches, brûlures, négatifs granuleux. Entre prises de vue soignées et atmosphère étrange, le regard se fige sur les gestes de Gakkin, concentré, dessinant à main levée avant d’encrer avec précision.

Aimi, icône du tatoueur
Tout en contraste, les longs travellings caressent les corps masculins tatoués tout en alternant avec les déhanchés hyper sexualisés d’Aimi. Le corps du modèle sert de support visuel à l’art décalé du tatoueur. De gros plans sur son corps dévoilent des pièces originales stylisées : une pieuvre, un rat, un plat japonais, etc. Au rythme d’une note de piano envoûtante, Gakkin exécute au feutre des motifs graphiques sur un dos complet.
Il trempe ses aiguilles dans l’encre noire. Plan de vue en slow motion durant la pique… Zoom sur son plan de travail. L’univers du tatoueur s’imprègne en nous. La vidéo oppose : masculinité et féminité, intimité et distance au modèle, tatouage graphique et traditionnel. Cette « vidéo officielle » rend hommage à l’univers de Gakkin, désormais hissé au rang d’artiste japonais contemporain et graphique.
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