Qui suis-je ?

Alexandra Bay tombe amoureuse du tatouage en 1994 avec le défilé printemps/été de Jean-Paul Gaultier. Elle a une vraie révélation avec le reportage 52 sur la Une, consacré aux tribus urbaines. Elle nourrit sa nouvelle passion grâce aux premières revues américaines spécialisées : Tattoo Savage, Tattoo flash et Tattoo. Admirative du travail de Filip Leu et Paul Booth, elle tente un premier apprentissage en 1998 auprès de Hassan Goucem, puis au début des années 2000 avec Faba, à Paris. Elle comprend rapidement que sa place se situe ailleurs : non pas derrière la machine, mais aux côtés des tatoué·e·s. Parallèlement, Alexandra s’initie à la photographie argentique et écume les concerts de punk hardcore à Paris comme en province. Elle cherche à capter l’énergie brute de la scène musicale et des corps en mouvement. C’est à cette époque qu’elle découvre la philosophie Do It Yourself, qui deviendra sa ligne de conduite, tant artistique qu’intellectuelle.
Mère d’une petite Emy née en 2006, elle ressent le besoin de représenter les tatoué·e·s et leur famille dans leur quotidien. De cette démarche naît Love, Tattoo & Family, publié en 2011, un ouvrage photographique et sociologique rendant hommage à la culture tattoo dans sa dimension intime et transgénérationnelle. Elle aura notamment l’honneur de photographier les membres du clan Leu. Dans la continuité de ce travail, Alexandra Bay collabore avec Inked et Rise Magazine, réalisant des portraits et des reportages. Depuis la parution de son livre en 2012, les bibliothèques et les médiathèques l’invitent régulièrement à animer des ateliers et à donner des conférences. Elle crée alors son blog histoire-du-tatouage.fr dédié à la recherche, à la transmission et à la vulgarisation de l’histoire du tatouage.
En 2018, elle rejoint la rédaction de Tatouage Magazine, au sein de laquelle elle écrit pendant quatre ans de nombreux articles consacrés à l’histoire du tatouage et aux cultures et tribus oubliées à travers le monde. En 2023, invitée par Thierry Dufrêne, professeur d’histoire de l’art, elle participe à la conférence « Le tatouage. L’art aura-t-il ta peau ? » à l’Institut national d’histoire de l’art. Elle a rédigé l’article « Tattoo flash VS création. Comment est‑ce que la création artistique a transformé le tatouage en Xe art ? » pour les actes parus dans la revue de sciences humaines Peaulogie. La même année, la Direction départementale du livre et du multimédia de la Loire lui commande une exposition de vulgarisation intitulée Tatouage, les secrets d’un art à fleur de peau, consacrant son rôle de médiatrice culturelle et spécialiste reconnue du tatouage.






