Herbert Hoffmann, un fervent défenseur de l’encre

Sur les réseaux sociaux, cette photo désormais mythique circule régulièrement. Une ode à l’amour vieillissant et au tatouage. Pourtant, qui en connaît l’histoire ? Avant de vous dévoiler l’histoire du couple Manischewski sur le cliché, il est indispensable de vous raconter celle de son auteur : Herbert Hoffmann.

Du tatouage chez les prostituées, étude du Dr Le Blond

Le livre « Du tatouage chez les prostituées » est le fruit des travaux du Dr A. Le Blond et Lucas. Au début du 19e siècle, on tolère la prostitution. Cependant, à l’âge d’or du Chabanais, la brigade des mœurs mène la vie dure aux prostituées légales et illégales, les insoumises. En effet, la syphilis, insidieuse, se propage comme une rumeur. Contrôlées, les filles à cartes, les prostituées légales subissent une visite médicale plus humiliante qu’une « passe ». Et ça se déroule à la prison-hôpital Saint-Lazare.

La prison-hôpital Saint-Lazare, une source inépuisable

« Les tatouages, étude anthropologique et médico-légale » du docteur Alexandre Lacassagne, père de l’anthropologie criminelle, fait des émules dans le milieu médical. Cependant, aucun médecin n’a étudié cette pratique au sein de la prostitution. Nous sommes donc en 1857 et la prison-hôpital Saint-Lazare compte environ 1300 détenues.

Il faut dire que l’hôpital a été placé sous l’administration de la préfecture de police. C’est donc la raison pour laquelle les insoumises – ces prostituées non déclarées – y sont condamnées. Tandis que les prostituées « légales » peuvent décider d’y être internées. Enfin, « décider » est un grand mot, elles sont souvent internées sous l’autorité paternelle ou sur un simple avis médical !

la prison saint-lazare
La prison saint-lazare

Lire plus…

error: Ce contenu est protégé.