Felix Leu, le Zeitgeist du Tattoo

Avec le livre « Felix Leu », la famille Leu rend un très bel hommage à son patriarche. Publié sur Seedpress, l’ouvrage riche en iconographies nous dévoile le parcours atypique du Suisse. Inspiré par Kerouac, Félix part sur les routes dès l’âge de 16 ans. À New York, le Suisse de 20 ans s’éprend de Loretta Buscaglia. Le couple fonde rapidement une grande famille, avec Filip, Ama, Aia et Ajja.

En 1978, Félix Leu devient tatoueur. C’est un bon moyen de gagner sa vie, de voyager et de rester libre ! Ce hobo et artiste dans l’âme devient très vite un précurseur du « Tattoo renaissance ». Avec une carrière de 20 ans, Félix lègue un important héritage artistique et technique à sa famille ; dont Filip est désormais le porte-étendard.

Texte : Alexandra Bay – Article publié dans Tatouage Magazine

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Tatouages de Pèlerins

Terre sainte, Jérusalem est un lieu de pèlerinage important. Jésus Christ a vécu et est mort dans la vieille ville. Au moyen âge, les chrétiens accomplissent ce long voyage uniquement sur autorisation de l’évêque. Aboutissement d’une quête intérieure, ils prennent l’habitude de se faire tatouer un signe religieux sur le bras. Le tatouage chrétien remonte à plus de mille ans. Plus qu’un simple souvenir, la souffrance du tatouage symbolise aussi celle du Christ sur la croix. Retour sur une tradition millénaire.

Texte : Alexandra Bay – Article publié dans Tatouage Magazine

Depuis plus de 1000 ans, les chrétiens se font tatouer lors de leur pèlerinage en Terre sainte, à Jérusalem. Au moyen âge, il n’est pas simple de partir pour cette quête spirituelle. En effet, le chrétien doit obtenir l’approbation de ses proches et surtout de l’évêque. L’église mène une enquête sur les mœurs et la vie de l’aspirant pèlerin. Puis, elle examine sa demande. Si l’évêque lui donne son autorisation, il lui remet le bourdon (bâton) et la panetière (besace) à l’issue de la messe. Il lui accorde aussi sa bénédiction. Ainsi, il recommande le voyageur pèlerin aux monastères, aux prêtres et aux fidèles. Ces derniers l’accueilleront le temps d’une nuit ou pour manger. Les chevaliers de l’ordre ont même pour obligation de le protéger s’il se retrouve en difficulté.

Au début du moyen âge, le pèlerinage représente un voyage religieux initiatique très important. Aussi, les pèlerins et les chevaliers de l’ordre des Templiers ou du Saint-Sépulcre souhaitent se marquer sur la peau un souvenir de cette étape. On dit que les chevaliers de l’ordre des Templiers se font tatouer une croix sur le torse. S’ils meurent au combat, c’est l’assurance de bénéficier d’une sépulture religieuse.

D’après Aleteia.org, les premiers chrétiens tatoués sont nés en terre sainte au VIe siècle. À cette époque, le Procope de Gaza, maître de rhétorique, observe de nombreux chrétiens tatoués sur le poignet ou sur le bras du signe de la croix ou du nom du Christ. Le tatouage chrétien affirme l’identité religieuse.

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Charles Perrier et les Criminels

Jusqu’en janvier 2020 au musée du vieux Nîmes, l’exposition « Tatouages » présente les travaux en anthropologie criminelle du docteur Charles Perrier. Sous la houlette d’Aleth Jourdan, conservateur en chef, la rétrospective valorise le fonds Perrier qui fut cédé par le médecin en 1932. L’exposition « Tatouages » met en lumière des pièces rares comme les photographies de condamnés tatoués ou son œuvre majeure « Les criminels ».

Texte : Alexandra Bay – Article paru dans Tatouage Magazine

Crédits : Musée du vieux Nîmes. J’adresse un grand remerciement à Aleth Jourdan, la conservateur en chef.

Issu d’une famille plutôt aisée, Charles Perrier né le 13 juin 1861 à Valleraugue, dans le Gard. Il a déjà la justice dans le sang. En effet, son père Antoine Scipion Perrier est juge de paix. Cependant, son rôle se limite aux affaires civiles et commerciales. Sa mère s’appelle Alix Delphine Berthezenne. Il suit des études de médecine à l’université de Montpellier, l’une des plus anciennes facultés de médecine française fondée en 1137.

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